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Chère Alvina
J’avais un prof de français qui plaçait toujours une pipe éteinte devant lui, on l’appelait Nitrof, du verlan, Fortin était son nom. Il nous rencontrait en privé pour parler de ce que pouvait être la poésie après lecture d’un opuscule sur le sujet. Chaque étudiant avait à répondre à son questionnement en racontant ce qu’il avait retenu de sa lecture, une sorte d’exposé oral en privé si je puis dire. J’en avais retenu, il me semble que la poésie c’était l’expression de ce que pouvait être la beauté à l’aide de mots savamment organisés et suffisamment évocateurs pour créer une émotion. Certains rimeurs ne présentent que peu d’intérêt, d’autres sont simplement abscons tandis que ceux dont tu donnes des exemples ont carrément passé la rampe. C’est si beau un sonnet, une pièce de théâtre en vers, ceux de l’antiquité aussi, tous ces mots créent des émois. Merci de me le rappeler car j’oublie facilement que ce qui est dit en peu de mots je m’en souviens longtemps. Ainsi que me rappelle que nous marchons dans le ciel car il commence sous nos semelles… pensée de José Acquelin.