Pépites de bien-être, perles de conseils

Lettre vagabonde 30 janvier 2013

     

Mine de rien Dominique Loreau a contribué à l’amélioration de mon quotidien avec ses livres dont L’Art des listes, un support indispensable « pour simplifier, organiser, enrichir sa vie. » Des listes j’en écrivais bien sûr mais sans m’attarder à leur valeur inestimable voire leur rôle essentiel. « Les listes font partie de notre quotidien comme de notre mental. Elles nous apportent un support indispensable. […] Souvent, elles nous aident à fonctionner » soutient Dominique Loreau.

J’ai constaté que je possédais toute une série de listes : mes randonnées pédestres, les volumes de ma bibliothèque, les livres lus, les livres à acheter, les lettres envoyées et reçues et les dates d’anniversaire. Mes listes de citations remplissent plusieurs petits carnets. Bien d’autres listes s’ajoutent dont la liste d’épicerie et des courses à faire. L’art de dresser des listes n’exige aucun talent particulier mais il développe une pensée concise, une tendance à simplifier, une meilleure compréhension de soi. Les listes améliorent notre emploi du temps, font le tri dans nos occupations et contribuent à cerner nos besoins. Elles peuvent nous révéler nos moi les plus intimes.

Je suis convaincue que les listes favorisent un meilleur discernement autour de nos sentiments et de nos aspirations. Dominique mentionne que « Faire des listes, c’est savourer la vie : c’est aussi l’art d’étirer le temps, de le démultiplier, de le scander, de le mesurer à l’aide de repères, et d’en collectionner les moments à l’infini. » Chaque liste que l’on dresse est un autoportrait en quelque sorte et l’ensemble offre un bon aperçu de sa personnalité. C’est comme écrire son journal dans un style minimaliste.

L’écrivaine vit au Japon depuis une trentaine d’années. Elle a adopté une philosophie orientale dont elle s’inspire. Dominique Loreau nous invite à partager sa vie zen avec L’Art de la simplicité.  Là j’ai tout simplement craqué. Elle rejoint mon leitmotiv : simplicité, simplicité. Vivre sans passer son temps à s’expliquer, à analyser et à rationaliser, voilà qui me plaît. L’Art de la simplicité est une prise de conscience non seulement sur la façon de penser mais également sur la manière de vivre. J’ai réalisé que j’avais du chemin à faire pour simplifier mon milieu de vie, à commencer par me dépouiller de mes possessions inutiles. « Se défaire de ses possessions peut aider à devenir celui ou celle que nous aurions aimé être » insiste Dominique Loreau. J’ai rempli à plusieurs reprises le bac noir et le bac bleu et je ne m’en porte que mieux.  La simplicité prônée par cette femme zen a contribué à éliminer une foule d’objets encombrants et de vêtements qui ne servaient plus. Comme elle a raison de proclamer que « Ce n’est pas nous qui possédons les choses. Ce sont elles qui nous possèdent. » L’Art de la simplicité prodigue ces bons conseils contribuant à notre bien-être physique et mental. L’auteure poursuit dans la même veine avec L’Art de l’essentiel. Élaguer le superflu, ne retenir que ce qui compte vraiment pour nous. Il y a des objets qui nous aident à vivre, et ceux-là, il importe de les conserver. Ces objets font partie de notre identité.

Élaguer le superflu, que ce soit des lectures inutiles, des fréquentations pas enrichissantes, des consommations ostentatoires, des activités vides de sens nous rapproche de l’essentiel sur le chemin de la simplicité. Dominique Loreau offre une assurance qui garantit une meilleure qualité de vie.

Que l’on s’accorde pleinement ou en partie avec sa philosophie zen, ses livres contribuent certainement à améliorer notre qualité de vie. Ils sont un merveilleux bouclier contre une société de surconsommation à outrance de biens inutiles. Mais je ne deviendrai pas pour autant une femme japonaise. « Faire le ménage chez soi, faire le ménage en soi » me l’a confirmé. Malgré les bons conseils de l’auteure, je n’adhère pas au principe que les tâches ménagères soient réservées aux femmes. Je pardonne à la Franco-Japonaise son incartade. Un petit dernier pour me consoler et sortir de la maison, « Aimer la pluie, aimer la vie » me ramènera à un décor plus limpide et rafraîchissant. Dominique Loreau, une écrivaine qui nous veut du bien.

 

 

1 commentaire

  1. Chère Alvina,
    le soin que tu apportes à tes enveloppes lorsque tu communiques postalement font des petits. La citation de Dominique Loreau m’a fait revenir à lettrevagabonde.net où j’ai trouvé, grâce à la recherche, deux chroniques y référant dont celle-ci qui me conduira à la librairie d’ici. Merci!

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *